" Les marques de demain sont les marques qui réussiront à créer un lien personnel et émotionnel avec les utilisateurs. "
Ces marques, Kevin Roberts, worldwide CEO de Saatchi & Saatchi, les a baptisées " Lovemarks ".
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Zoom sur les photographies énigmatiques de Désirée Dolron, une artiste hollandaise née en 1963.
Son travail est d'une esthétique rare.
Romuald Hazoumé est né en 1962 à Porto Novo au Bénin. C’est là qu’il vit et travaille.
S’inspirant du culte des ancêtres, il crée une œuvre forte et dénonciatrice des rapports historiques et actuels entre l'Occident et l'Afrique.
Ayant acquis une renommée internationale, ses œuvres ont été exposées, entres autres, à l’October Gallery à Londres, pour Africa Remix, au Centre Georges Pompidou à Paris et au Mori Art Museum à Tokyo.
Paris, le 19 décembre 2006. Rencontre avec Cécile Griesmar, directrice de la Galerie Hors Sol et co-organisatrice de SLICK, foire commerciale d'art contemporain.
Cécile a débuté sa carrière dans l'édition en tant qu'indépendante, années pendant lesquelles elle se construit un réseau. A son sens, on ne devient pas galeriste par hasard, c'est grâce à ses rencontres qu'elle s'est ensuite engagée sur le marché de l'art contemporain. Férue d'indépendance, elle y évolue depuis plusieurs années, s'investissant dans des commissariats d'exposition en France et à l'étranger, et participant à l'organisation de nombreux festivals et foires de bibliophilie.
En 2005, en prolongement de ses activités, elle ouvre la Galerie " Hors Sol " où elle poursuit ses réflexions sur l'image. Conservant cet attrait pour la bibliophilie, elle expose des livres objets. Un parti pris ayant pour ambition d'élever le livre d'artiste au rang d'art.
Une des activités de la Galerie concerne l'achat d'art comme placement fiscal, favorisé par la loi sur le mécénat d'entreprise qui a fortement dynamisé le marché de l'art. En abordant la difficulté de concilier le commerce et l'art, nous évoquons aussi les différences culturelles en matière de 'consommation de l'art', en France où le discours qui sous-tend l'œuvre sera privilégié à la réalisation ; contrairement aux américains, plus attachés à l'émotion et à l'impact de l'œuvre.
Cécile est passionnée, engagée. Au-delà de la définition du galeriste " marchand d'art ", elle s'est donnée pour priorité la promotion de nouveaux jeunes artistes, qu'il faut accompagner dans le développement de leur carrière. Construire, évoluer et conseiller l'artiste, un rapport complice qui soutient la médiatisation de celui-ci.
De même que la galeriste a un rôle de médiateur entre l'artiste et son public, il est important que l'artiste soit prêt au moment de l'exposition. Elle insiste sur la notion de maturité : " La carrière d'un artiste s'apprécie sur la durée. Pour que je puisse capitaliser sur une œuvre et livrer au spectateur une démarche artistique, il faut que l'artiste ait un travail en évolution. L'artiste d'aujourd'hui, comme d'hier, doit être un artisan, un chef d'entreprise avec des compétences d'organisation, et la rigueur que nécessite par la suite une commercialisation de son art. Une exposition rend visible, cristallise une œuvre. Ce lancement est une sorte de rendez-vous qu'il ne faut pas manquer ".
Elle sourit lorsque je lui demande comment elle devine qu'un artiste a de l'avenir, et me répond : " C'est là toute la question ! La productivité, la capacité à se renouveler et la progression sont autant de signes qui s'ajoutent à mon intuition ".
C'est dans cette logique de " dénicheur de talents " que naît " SLICK ", une foire Off commerciale d'art contemporain qu'elle a cofondée avec Johan Tamer-Morael directeur de la Galerie Artcore et la journaliste Aude de Bourbon Parme.
Une alternative à la FIAC huppée du Grand Palais et autres foires Off, comme la très select Frieze Art Fair de Londres où peu de galeries françaises étaient exposées.
Pour cette première édition, SLICK profite de l'effervescence de la FIAC pour présenter 22 galeries internationales d'art contemporain qui ont investit La Bellevilloise du 27 au 30 octobre 2006. Un lieu de création mythique, empreint d'histoire depuis ses origines au cœur d'un quartier populaire parisien. Une façon d'afficher l'ouverture d'esprit, le dynamisme et l'accessibilité qui caractérise SLICK.
Véritable tremplin, SLICK a été l'occasion pour des artistes et des galeries émergentes d'être présentés pour la première fois dans une foire à des prix encore abordables.
Première édition réussie avec un bilan de 10 000 visiteurs, " nous avons largement dépassé toutes nos espérances ", me précise-t-elle enthousiaste. " Une 2e édition est prévue, toujours à La Bellevilloise, avec la volonté de garder cet esprit libre de diffuseur de " nouveaux " jeunes artistes, tout en améliorant la qualité de la foire ".
Contrairement à la FIAC, SLICK a été l'occasion d'exposer les arts numériques grâce à un espace 'Art Vidéo' et un espace 'Art numérique' ; une sélection reflétant l'envie profonde de bousculer les convenances et de remettre en question les médiums de l'art contemporain.
A cette occasion, je cite l'œuvre "Wash room" d'Antoine Fritche, une installation stéréoscopique et voyeuriste qui pénètre l'intimité d'une jeune femme dans sa salle de bains. Une œuvre que j'avais eu l'occasion de découvrir au festival Temps d'images. Ici, elle m'a paru différente, la boîte était posée au milieu de la pièce et mise en valeur comme une installation - à la différence de Temps d'images qui dirigeait le visiteur droit vers l'œilleton sans mettre en valeur le contenant. " Les œuvres racontent autre chose en fonction du contexte ", me dit-elle. Ce qui m'amène à lui livrer mes impressions - lors de mon passage à SLICK - sur l'espace consacré à la Galerie Hors Sol. Ne faisant pas de mise en avant particulière, le regard allait au hasard pour découvrir un artiste, puis un autre. Si bien que l'oeuvre spirituelle de Catherine Nyeki, déclinée sur de grands panneaux numériques, s'exposait sans heurt à côté de la série de photographies de bondage de Romain Slocombe.
Je lui parle aussi de mon intérêt pour les tapis de guerre de Michel Lebrun Fanzarolli, une œuvre imposante, art de démonstration, d'actualité, d'anticipation, et se référent à l'histoire de l'art. " La synergie parfaite pour un galeriste ", m'avoue Cécile.
Mon regard parcourt les murs de la Galerie pendant que nous commentons l'exposition en cours. Doomlike2 de Philippe UG, s'inspire du jeu vidéo Doom et propose un mélange surprenant de jeux vidéo et de manga. Le pixel est à l'honneur et résonne ici comme les premiers balbutiements de l'image numérique. Les couleurs vives s'entrechoquent et stigmatisent cette culture pop. En feuilletant le livre, je m'amuse à recomposer des visages, changer les yeux grâce à des manipulations de papier.
Nous terminons notre conversation avec quelques mots sur la prochaine exposition. La Galerie exposera Tina Mérandon avec " Vertigo ", une série de photographies sur les hommes politiques. Cécile conclut malicieusement : " Un certain regard sur le pouvoir... ".
Propos recueillis par Valérie Kerbage
Galerie Hors Sol
4, rue Chérubini, 75002 Paris
Tél : (0033) 01 48 05 78 58
Ouvert du mercredi au samedi de 15 heures à 19 heures
Slick Art Fair
La Belge Régine Debatty s'est fait connaître par son blog we-make-money-not-art.com, un site sur les relations entre l’art et les nouvelles technologies. Explorant l'art numérique, le design d'interaction et les technologies, WMMNA témoigne des utilisations, des questionnements et des détournements des nouvelles technologies par les artistes, les amateurs et les hackers.
Régine Debatty a été professeur de Latin et de Grec Ancien avant de se tourner vers les médias. Aujourd'hui devenue une blogueuse influente, elle est aussi consultante en nouveau média artistique, experte et commissaire d'exposition. Elle écrit pour des revues d'art et de design telles que Art Review (UK), Items (NL) et Front (NL) ; elle donne également des conférences et participe activement aux festivals.
Cette jeune artiste et designer chinoise formée à l'ENSAD Paris, développe les ponts entre toutes les formes d'art en mariant ses influences orientiales et occidentales. Son œuvre protéiforme dévoile des objets et meubles design, des peintures, des bijoux... avec un souci permanent de fluidité, d'équilibre, d'harmonie et de sobriété. Le choix des matériaux témoigne de cette modernité, guidée par des formes et symboliques traditionnelles chinoises, source d'inspiration pour cette artiste à l'univers très personnel empreint de force et de poésie.
Sa Galerie Number D à Shanghai, est un lieu de vie où ses créations prennent vie sous les yeux des visiteurs.
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La fondation " Adbusters Media Foundation " se définit elle-même comme un réseau d'activistes, d'écrivains
et d'artistes qui veulent innover dans de nouvelles formes d'activisme
propres à l'ère de l'information qui caractérise notre époque.
Cette
fondation s'engage dans de nombreuses causes sociales ou politiques,
dont la plupart sont anti-consuméristes (s'opposent à la consommation de masse) ou anti-capitalistes. Elle promeut des campagnes-chocs et est à l'initiative de la journée sans achat (le Buy nothing day), ainsi que du TV turn-off week, la " semaine sans télé ".
Adbusters, c'est aussi un magazine engagé et activiste, fondé par Kalle Lasn et Bill Schmalz, financièrement soutenu par ses seules ventes (sans publicité ni sponsor). Il est publié à Vancouver, Colombie Britannique, Canada, par Media Foundation. Son tirage est évalué à 120.000 exemplaires.
Pour en savoir plus sur les mouvements anti-pub :
Le livre "No Logo" de Naomi Klein consacre une partie aux mouvements anti-pub. A ce sujet elle expose le fait que les publicitaires récupèrent les procédés et détournements des mouvements anti-pub afin de recréer de la vraie publicité. Dans le même esprit, voici une transcription d'une confrontation (sur un plateau de télévision) entre Jacques Seguéla, Président du Groupe Havas et un activiste anti-pub ; ce premier disant à ce dernier : " La publicité est un moteur économique. Cependant je suis d'accord pour dire qu'il y en a trop. Les affiches devraient être moins nombreuses et plus grandes. On pourrait faire ensemble une publicité anti-pub ".
L' "Art de Guerilla" ou "Art citoyen" dont le chef de file est Rodriguez de Gerada activiste à New York, fondateur de la résistance culturelle (culture jamming), une expression lancée en 1984 par le groupe de collage audio Negativland de San Francisco.
"Reclaim The Street" organise des "fêtes de rue" ou "street party" afin de se réaproprier le lieu urbain, un des modes d'actions et d'amusement anti-capitaliste, mouvement largement suivi à travers le monde.
Consacré à la relation entre les arts, les médias et les sociétés, Linktocolors propose des éléments de réflexion et décrypte - à travers plusieurs rubriques sur l'art contemporain, le design, le graphisme, la mode, la publicité, les médias, les nouvelles technologies, des portraits et points de vue de contemporains - les modes de consommation actuels, les sociétés en tant qu'environnement social, économique et politique et les productions artistiques contemporaines.
" L’art, c’est déjà de la publicité. La Joconde aurait pu servir de support à une marque de chocolat, à Coca-Cola ou à tout autre chose. "
Andy Warhol, Extrait d'une interview dans The Studio - Novembre 1981
L'art se définit, entre autre, par sa dimension esthétique, la sensibilité que dégage sa seule apparence (formes harmonieuses, volumes, couleurs etc). Pourtant l'œuvre n'est pas faite pour être belle, mais pour être le vecteur de la pensée de l'artiste. L’art établit ainsi une relation qui permet, par le biais d'une œuvre, une interaction entre son créateur et le destinataire de cette œuvre ; l'œuvre est avant tout productrice d'affects. Et puisque l'art s'inscrit dans son époque, une société, une culture avec ses propres référents, ses propres codes, sa temporalité et ses événements historiques, sociaux etc., son rôle et sa place dans la société se définissent aussi comme média.
Andy Warhol, pionnier du mouvement Pop Art, publicitaire avant de devenir artiste, revendique d'abord la notion d'artiste commercial puis d'artiste d'affaires. Warhol s'interroge sur l'image, son pouvoir au sein de la société de consommation et son lien avec la mort. Ses portraits sérigraphiés populaires et icônoclastes symbolisent la standardisation et le culte de la consommation de la nouvelle société américaine des années 1960.
La relation entre art et la consommation est parfois intimement liée. La publicité n'est pas de l'art, mais elle utilise les mêmes ressorts : une esthétique, une expression créative, un message. Exemple de réutilisation et de transposition d'une œuvre d'art de Nagi Noda dans une publicité pour Coca Cola.
Inversement, un produit de consommation peut devenir une œuvre d'art. Le Manga, produit issu de la culture populaire japonaise, a été élevé au rang d'art avec l'œuvre de Takashi Murakami. Il s'interroge sur la nature de la frontière entre un produit de consommation et une œuvre artistique. De même, le propos du Ready made consiste à choisir un objet manufacturé et à le désigner comme œuvre d'art.
Il est alors intéressant de mettre en évidence la triangulaire art-consommation-société :
L'art analyse son environnement.
La société de consommation vit par et à travers la publicité.
La publicité utilise l'art pour vendre ses produits.
La différence reste dans l'origine de l'impulsion créative. La publicité se sert de symboles existants, construit un image de marque et véhicule un message dans le but de vendre, le consommateur est passif. L'œuvre d'art naît d'une vraie réflexion et donne à réfléchir au spectateur.
Autre phénomène, dans un contexte actuel de société de consommation, les écoles d'art forment aujourd'hui des artistes bien rodés aux processus de communication et de marketing, et l'art est un enjeu marchand. Les artistes sont alors complètement inscrits dans le prêt-à-consommer car ils arrivent à produire les tendances de la société de consommation. Si bien que l'artiste d'aujourd'hui doit être un communicant et être capable de commercialiser son art.
L'art est un média comme un autre. La création, à travers ces nouveaux supports que sont l'art vidéo, l'art infographique et l'art numérique, permet une diffusion accelérée et vaste de l'information. Une œuvre peut ainsi avoir une influence immédiate sur sa société. Témoin d'une époque, l'art dénonce les peurs et interrogations que suscitent son époque : la fascination pour les biotechnologies (le travail de Stelarc anticipe l'utilisation de ses nouvelles technologies et la place de l'homme parmi celles-ci), la chirurgie esthétique et la re-création corporelle de soi (travail d'Orlan) etc. L'artiste est ici un visionnaire, capable d'anticipation. La nouveauté, l'innovation, dans le fond comme dans la forme, sont les moteurs de l'évolution. L'art évolue avec la société. L'artiste contemporain assume parfois une fonction sociale ou même politique pour tenter d'agir sur le Monde.
" Free lance " vient du terme anglais médiéval : " lance libre ", qui désignait les mercenaires du Moyen-Age. A définir littéralement par, personne qui n'est attachée à aucun Lord et vendait son art de la guerre au plus offrant.
Founder, CEO of Leechee, LLC
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